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samedi, 31 mai 2008
Le projet de gratte-ciel aux Batignolles relancé (Le Figaro 28 mai)
Le maire de Paris et celui, UMP, du XVIIe arrondissement sont à l'unisson sur ce sujet.
Formidable coup de publicité pour le quartier de la Défense, la tour Signal se paye aussi le luxe de relancer le débat sur la hauteur dans la capitale. Avec ses 301 mètres, elle tutoiera la tour Eiffel (324 mètres), mais restera largement derrière la tour Sears de Chicago (442 m), la Jin Mao Tower à Shanghaï (421 m) ou la future tour de Russie (612 m) à Moscou. Or, aujourd'hui, l'attractivité d'une ville se mesure aussi à la hauteur de ses bâtiments. « Je pense que cette réglementation bougera », a déclaré hier Jean Nouvel, lauréat du concours de la tour Signal. « C'est un des restes de cet urbanisme réglementé », a ajouté l'architecte, qui s'est livré au passage à un plaidoyer en faveur de la densité. Le couperet est tombé à la fin des années 1970, sous l'impulsion de Valéry Giscard d'Estaing : l'épopée de la tour Montparnasse (210 m), honnie des Français, a été le coup de grâce. Des plafonds de 25 à 37 mètres, du centre à la périphérie, ont été inscrits dans le plan d'occupation des sols. Seuls le front de Seine et le XIIIe arrondissement de Paris ont eu le temps d'y échapper. Depuis, Bertrand Delanoë a relancé le débat sur la hauteur. Il en avait même fait l'un de ses thèmes de campagne. Il a notamment été stimulé par les prises de position du président de la République qui, en septembre 2007, lors de l'inauguration de la Cité de l'architecture, avait prôné la fin des débats « simplistes » sur les tours et appelé à un jugement au cas par cas.
Nouveau pavé dans la mare
Entre-temps, le maire de Paris a fait plancher onze équipes d'architectes sur des projets de tours en bordure du périphérique (porte de la Chapelle, Bercy, Masséna). Mais les Verts lui opposent une fin de non-recevoir, peu enclins à reconnaître le caractère écologique des tours.
Dernier rebondissement lundi : en marge du conseil de Paris, et dans la perspective d'une révision du plan local d'urbanisme, Bertrand Delanoë a jeté un nouveau pavé dans la mare en évoquant l'éventualité de tours aux Batignolles (XVIIe). Un quartier qui fait l'objet d'un vaste programme d'aménagement. « J'ai demandé au maire de Paris d'étudier la faisabilité d'un immeuble de grande hauteur (IGH) entre le périphérique et le boulevard des Maréchaux », précise Brigitte Kuster, maire UMP du XVIIe, qui s'en est entretenue le 22 mai avec lui. « Nous sommes au début de la réflexion. Je ne suis pas favorable à du logement social dans un IGH, mais plutôt à de l'activité économique. » Sur ce sujet, le maire de Paris peut donc compter une alliée supplémentaire, alors que le dialogue était plus délicat avec son ancienne rivale et maire du XVIIe, Françoise de Panafieu. Dès lors, la municipalité souhaite « un calendrier rapide » dans cette réflexion sur les hauteurs, a indiqué lundi Anne Hidalgo, première adjointe chargée de l'urbanisme. L'élue a par ailleurs souligné que la Ville « n'ira pas au-delà de 50 mètres de hauteur pour le logement ». Parmi les architectes aussi, le sujet fait évidemment débat. « Des tours aux Batignolles, c'est une très bonne idée, plaide Dominique Perrault, qui sera exposé le mois prochain au Centre Pompidou. Il s'agit d'un territoire sous-occupé, dont les dimensions permettent de relier la ville de part et d'autre. Vivre en hauteur permettrait de l'adapter à notre mode de vie. »
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La parole aux adhérents
Dans le cadre des États Généraux de la Fédération de Paris, nous souhaitons, à travers le questionnaire ci-joint (ici) que nous vous adressons, connaître vos attentes et vos préoccupations pour notre circonscription, mais aussi tirer les enseignements des derniers scrutins et débattre de la politique gouvernementale.
Merci de nous le renvoyer par e-mail ou par courrier (177 rue Legendre 75017 PARIS) avant le 5 juin 2008.
Enfin, au cas où vous n'auriez pas encore à ce jour renouvelé votre cotisation 2008, nous incitons à le faire dans les meilleurs délais, notamment dans la perspective des élections internes qui auront lieu dès la rentrée.
Jean-François DIVRY
Délégué de circonscription adjoint
17circonscription@gmail.com
samedi, 24 mai 2008
Brigitte Kuster, reçue à l'Elysée ce samedi
Le président Nicolas Sarkozy a reçu samedi midi à l'Elysée les responsables UMP de Paris (maires d'arrondissement et députés) pour "un apéritif", a annoncé le député-maire du XVème arrondissement Philippe Goujon, qui préside la fédération UMP de la capitale. M. Sarkozy a évoqué "la situation politique générale" ainsi que "les grands enjeux de demain pour Paris et les Parisiens", a indiqué M. Goujon.
"Il a insisté sur la nécessité de "faire rêver" les Parisiens sur des nouveaux projets, en parlant notamment du Grand Paris, qui doit être un modèle et une vitrine sur le plan de l'économie, des infrastructures, de l'architecture et des transports", a ajouté M. Goujon.
M. Sarkozy a également abordé la question de la succession de M. Goujon à la tête de la fédération de Paris en soulignant la "nécessité de maintenir l'unité" et en "souhaitant qu'il n'y ait pas d'affrontement, notamment entre ministres". Les ministres Christine Lagarde (Economie) et Rachida Dati (Justice), toutes deux élues parisiennes, semblent en effet être intéressées par ce poste.
Outre M. Goujon, étaient présents à l'Elysée les 8 maires d'arrondissement Jean-François Legaret (Ier), Jean Tiberi (Vème), Jean-Pierre Lecoq (VIème), Rachida Dati (VIIème), François Lebel (VIIIème), Claude Goasguen (XVIème) et Brigitte Kuster (XVIIème) ainsi que les députés Françoise de Panafieu, Pierre Lellouche, Bernard Debré et Jean-François Lamour. Martine Aurillac était excusée. Mme Lagarde était également absente, n'étant ni maire, ni députée.
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