vendredi, 10 novembre 2006
La carte scolaire, facteur d’inégalité des chances ?
Instaurée en 1963, la carte scolaire est le découpage géographique d’un département ou d’une commune en secteurs d’affectation. A chaque établissement correspond un secteur géographique défini de manière stricte : tout élève doit être scolarisé dans l’établissement du secteur où sa famille est domiciliée, sauf dérogation.
ü L’objectif de brassage social est aujourd’hui régulièrement contourné.
ü La crainte de l’échec scolaire pousse un certain nombre de parents à chercher des solutions alternatives à celles proposées par l’Education nationale, en particulier le contournement de la carte scolaire, aujourd’hui au centre de nombreuses critiques.
ü En moyenne, 29% des collégiens français étaient scolarisés hors de leur collège de rattachement en 2001. Ils sont 40% à Paris. La moitié des demandes de dérogation seulement sont réellement justifiés, les autres correspondent à un refus de fréquenter l’établissement du quartier, jugé comme potentiellement responsable du futur échec scolaire de l’enfant.
ü Le système de la « carte scolaire » est devenu profondément injuste. La sectorisation, qui avait à l’origine pour objet de favoriser la mixité, conduit actuellement à la « ghettoïsation scolaire ». Les parents des couches les plus favorisés (ou les parents les plus motivés qui acceptent de lourds sacrifices) contournent la carte scolaire en inscrivant leurs enfants dans des établissements privés. D’autres parents usent de leur influence, de leur connaissance du système (20% des enfants d’enseignants sont scolarisés en dehors de leur secteur d’affectation) pour obtenir, au travers de domiciles fictifs ou d’options rares ou tout simplement de dérogations, l’inscription de leurs enfants dans l’établissement de leur choix.
Télécharger la position des Jeunes UMP : Cartescolaire.doc
21:00 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carte scolaire
